Niger

Niger – Novembre 2015

C’est dans le cadre des relations bilatérales de l’Union interparlementaire (UIP) que nous sommes partis en mission au Sud du Niger, avec mes collègues, Hélène Ryckmans et Marc Jolling, en novembre 2015. J’avais déjà eu l’occasion de m’y rendre, en 2009, en compagnie d’Eliane Najros, consultante à la FAO et responsable de projets sur place. C’est d’ailleurs grâce à elle, qu’en tant que Présidente de la section d’amitié Belgique/Niger, j’ai participé à cette seconde mission pour assister au lancement et soutenir le programme conjoint d’autonomisation économique des femmes rurales au Niger, lancé par la FAO, l’ONU femmes, le PAM et le FIDA.

Contexte, enjeux politiques et de sécurité 

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Contexte socio-économique : Dans le classement de l’IDH (indice de développement humain) de 2014, le Niger occupe la malheureuse dernière place. A la pauvreté accrue des populations, essentiellement rurales,  viennent s’ajouter de fréquentes sécheresses, famines et épidémies. Ces sujets sont d’une extrême délicatesse: peu de citoyens osent les aborder.

Contexte politique : Le pays est étonnamment stable, et ce, malgré la cohabitation de nombreuses ethnies. Les Haoussas, Djermas, Songhaïs, Touaregs, Toubous, Arabes, Peules, Kanouris, Boudoumas et Gourmantchés, forment, ensemble, la diversité culturelle des presque 20 millions d’habitants du pays. Toutes les minorités sont représentées à l’Assemblée Nationale du Niger, ce qui présente un évident facteur de stabilité. Les chefs traditionnels rencontrent une fois par mois le Président. Il y a donc un dialogue politique et philosophique continu, un véritable respect de l’autre. Flotte dans l’air un fumet de solidarité. «C’est ce qui permet au Niger de survivre, c’est ce qui garanti sa stabilité » nous a confié, Son Excellence, Amadou Salifou, Président de l’Assemblée.

Les prochaines élections auront lieu en février 2016. A leur approche, le contexte devient de plus en plus tendu. Mais, le pays vient de loin ! Pas besoin de remonter loin dans le temps pour s’en souvenir. Depuis l’adoption de la 5e République, la situation était assez instable. Le Président Mamadou Tandja a, malgré tout, brigué un deuxième mandat, jusqu’en 2009, qui a pris fin au moment de l’adoption de la 6e République du Niger. Finalement la situation politique n’ayant pu aboutir, l’armée a pris le pouvoir en février 2010. C’est donc avec la constitution de la récente 7e République que le pays s’est acheminé vers la souveraineté de son peuple. Une démocratie toute fraiche donc, et dont les principes ne sont pas encore parfaitement intégrés, si l’on en croit certains témoignages de députés: « Nous avons gagné la démocratie mais le problème aujourd’hui est qu’elle est mal interprétée. Elle n’est pas comprise au titre d’un véritable contrat social mais plutôt comme un accès à la liberté absolue».

Alors, une question reste en suspens: que se passera-t-il en février ? Notons tout de même que, la veille de notre arrivée, le 1er Novembre 2015, près d’un millier de Nigériens, craignant un prochain passage en force du Président de la République, manifestaient dans les rues de Niamey pour réclamer un scrutin «crédible et juste»[1]. Le principal opposant, Hama Amadou, qui était Président de l’assemblée entre 2011 et 2014 et qui était en exile pour une affaire judiciaire (l’affaire des « bébés du Nigéria »), vient de rentrer, volontairement,  au pays. Il a été arrêté dès sa sortie de l’avion, et placé dans une prison à 200 Km de Niamey, ce qui attise la colère d’une grande partie de la population.

Contexte sécuritaire : La situation sécuritaire du Niger est intimement liée à sa position géographique. Situé entre le Mali, le Tchad, le Nigeria, la Lybie, le Burkina Faso et l’Algérie, son gouvernement consacre temps et argent au contrôle de ses frontières. Outre les pressions liées aux extrémismes, le pays est une plaque tournante, un passage obligé, pour tous les trafics. D’une part, de la drogue provenant d’Amérique Latine et des armes transitent par le nord du pays. D’autre part, de nombreux migrants traversent le pays pour rejoindre la Lybie, point de départ pour l’Europe.

Accompagnés d’experts de la CTB que nous nous sommes rendus dans le village de Kiéché, situé au Sud du Niger, près de la frontière du Nigeria. Une route de passage et de quelques trafics, mais «seulement de la drogue et de l’essence, pas d’armes», m’a confié mon accompagnant. Quelques patrouilles mixtes sont tout de même présentes dans cette zone pour assurer la sécurité. Les forces armées nigériennes, américaines et françaises se battent actuellement aux frontières du pays afin de repousser les troupes de Boko Haram. La part la plus importante du budget du pays passe dans les mesures de sécurité et de luttes armées aux frontières! Mais qu’en est-il du financement des politiques de soutien aux infrastructures ou à l’éducation? Le manque d’investissement dans ce dernier secteur ne serait-il pas justement une contribution inévitable à la victoire du Groupe «Boko Haram», dont la traduction littérale de l’haoussa veut dire «l’éducation occidentale est un péché» ?

La Secte islamique qui est, depuis peu, associée à l’EI, capture dans ses filets de jeunes recrues du  Nigéria et du Niger. Un témoin nous a expliqué que, dans un village, à la frontière du Nigéria, une dizaine de jeunes avaient disparus puis étaient revenus, «changés». «Personne ne sait vraiment ce qu’ils y ont fait mais la suspicion s’est installée dans le village». Boko Haram recrute les jeunes qui perdent espoir et ne croient en plus aucune perspective d’avenir dans leur pays (pas d’emplois,..). Le groupe extrémiste leur offre alors immédiatement une moto et de l’argent de poche. tout ça pour « servir la cause de Dieu », en plus ! La question que nous pouvons légitimement nous poser est la suivante : Boko Haram se finance-t-il uniquement  par les simples pillages qu’il opère? Qui finance ce groupe? Comme lorsque l’on se pose la question du financement de l’EI, on se heurte à un fameux tabou.

[1] http://www.jeuneafrique.com/depeches/276181/politique/niger-milliers-de-personnes-manifestent-elections-credibles/

Accélérer l’autonomisation économique des femmes rurales au Niger: l’exemple des clubs d’écoute Dimitra (Banizoumbou & Gasseda)

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Dans les années 2000, la coopération belge a financé, aux côtés de la FAO, la création des clubs d’écoute Dimitra. Ces projets ont été la porte d’entrée du Niger dans le programme conjoint d’accélération de l’autonomisation économique des femmes rurales, mis en place par la FAO, l’ONU femmes, le PAM et le FIDA dans 7 pays à travers le monde: au Niger, Guatemala, Népal, Libéria, Rwanda, Kirghizistan et en Ethiopie.

Concrètement, les clubs d’écoute Dimitra sont une activité de promotion de l’information et de la communication, dans les villages, qui donne plus de visibilité aux femmes rurales. Les objectifs atteints par ces clubs sont multiples:

Cette initiative permet aux populations rurales de faire un véritable choix dans les activités de coopération menées sur place. Par exemple, lorsque qu’une organisation internationale propose un projet agricole, les femmes rurales peuvent donner leur avis concernant le choix des méthodes, du calendrier, des semences, etc. Ce processus engendre une amélioration de la collaboration entre les ONG et la population locale, et, permet aux projets d’être porté par leur base. De plus, pour une transparence dans leurs activités, les ONG peuvent passer par les clubs d’écoute, et donc par la communauté, quand elles envisagent leurs actions. Des exemples ont déjà démontré qu’une concertation est absolument indispensable: il est fréquemment arrivé qu’une ONG privilégie uniquement le contact avec es autorités du village plutôt que de passer par les populations locales. Résultat? Les bénéfices (par exemple, des semences) ne sont pas répartis correctement et les habitants du village n’en profitent pas de façon homogène.

Grâce aux clubs d’écoute, les femmes s’expriment et sont entendues par leur communauté ainsi que par leur propre famille! Un vrai dialogue s’installe entre les hommes et les femmes, ce qui présente une réelle avancée sur le plan de l’égalité des genres.

Ce dialogue engendre une diminution des violences familiales et conjugales. A ce titre, le Président de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée du Niger nous a dit ceci : «Si la femme rurale devient autonome, elle a aussi son mot à dire au sein de sa famille. Mais le problème est que nous nous heurtons trop souvent à des résistances de religion et de société». Le chef du village de Gasseda nous en a également parlé, brisant, à cette occasion, un véritable tabou. Il affirme : « Quand les clubs d’écoute n’existaient pas, il y avait énormément de conflits entre les hommes et les femmes. Cela fait un an que je ne constate plus ce genre de comportements ».

Il ajoute que «les femmes ont plus d’estime d’elles même, elles sont de plus en plus autonomes. (…) Il n’appartient plus à l’homme seul de décider. En plus, nous notons une grande tendance à la création d’emplois car les surplus de production sont commercialisés et cela nous permet d’investir dans plus de productions agricoles. Les changements sont positifs et sans fin » conclu-t-il. C’est donc un véritable cercle vertueux qui est engagé par ces initiatives, un processus générateur d’activités commerciales.

Les hommes que nous avons rencontrés dans les villages se disent ravis car ça apporte paix et prospérité dans les communautés. Et de leur côté, les femmes insistent sur le fait que, grâce à l’échange d’informations dont elles bénéficient, il y a de moins en moins de mariages précoces, de plus en plus de visites médicales prénatales, une augmentation de la prévention santé qui est augmentée, une prise de conscience des enjeux sanitaires,… Les femmes communiquent au moyen de téléphones et radios, ce qui permet aux villages d’échanger des informations. L’une d’elles témoigne: «Quand les clubs d’écoute n’existaient pas, les hommes du village étaient sans cœur. Maintenant, il y a plus de cohésion sociale. Nous prenons les décision tous ensemble, il y a plus de partage aussi ». Une autre femme ajoute qu’ «avant les repas étaient servis tard dans la nuit, alors que maintenant, ils le sont à 18h, ce qui permet aux enfants de manger et dormir normalement».

Ces petits projets ont donc un effet « tache d’huile », et leurs résultats positifs se répercutent sur les villages voisins et s’étendent dans des régions entières.

Femmes de pouvoir, femmes politiques, en Europe et en Afrique 

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« Nous reconnaissons que les femmes sont compétentes, nous reconnaissons qu’elles sont disponibles mais reconnaissons maintenant qu’elles puissent représenter les autres femmes ». (Président du conseil de Dosso).

A Niamey, nous avons rencontré le représentant du NDI (L’Institut National Démocratique pour les Affaires Internationales). Cet organisme, qui, à travers des actions, fait la promotion du processus de démocratie, s’occupe, entre autres, de la représentation des femmes dans la politique. Nous avons également eu la chance de rencontrer des femmes parlementaires à l’Assemblée Nationale. Enfin, les trois personnalités suivantes m’ont particulièrement marquées: La Maire de Kiéché, celle de Birni N’Gaouré et la Ministre de l’Enseignement secondaire. Ces trois femmes, en plus d’être douées d’un charisme impressionnant, ont en commun cette volonté d’inciter d’autres femmes à se lancer en politique et elles transmettent à la population leur passion pour l’application de valeurs progressistes et égalitaires.

Au Niger, existe une loi des quotas, qui impose qu’un minimum de 10 % des postes électifs soient occupés par des femmes. La loi stipule également que la représentation féminine doit concerner 25% des postes nominatifs. Cependant, même si nous notons un certain progrès ces dernières années, à l’heure actuelle, pour diverses raisons, ces quotas ne sont qu’à peine atteints. Si la loi des quotas peut être vue comme une excellente chose, elle ne concerne qu’un petit 10% de femmes, souvent issues des tranches les plus riches de la population, et elle ne suffit malheureusement pas à faire miraculeusement changer les habitudes. Plus de participation féminine en politique revient à changer un mode de fonctionnement, casser les habitudes et faire évoluer les traditions. C’est donc un travail de longue haleine mais, lorsque l’on observe le système politique exemplaire mis en place par un pays voisin, le Sénégal, on garde espoir et on se dit que tout est possible !

Selon la Maire de Kiéché, «Les femmes ne doivent pas se ranger derrière les quotas, elles doivent se battre»! Elle parle de son parcours : «Je mérite ma place, je ne suis pas là grâce aux quotas. Les femmes doivent avoir le courage de s’imposer. C’est ce que je ne cesse de dire à celles de mon village : Vous devez vous faire entendre, battre campagne et ne pas compter sur les quotas pour rentrer en politique! Il n’est pas toujours simple de communiquer de la sorte, mais je continue».

Une femme parlementaire m’a expliqué que, pour qu’il y ait plus de femmes représentées en politique au Niger, il faut organiser des ateliers pour changer les consciences et les faire entrer en «lutte». « Il faut sensibiliser les femmes en milieu rural. Elles doivent intégrer des formations politiques ». Le Président de la Commission des Affaires sociales affirme même que : «Tout partira de leur autonomisation en milieu rural !».

D’autres députés soulignent que les femmes citadines sont « privilégiées » car elles ont plus facilement accès à la politique que les femmes rurales. Ils nous ont également fait remarquer que les représentants issus des milieux urbains sont les plus réfractaires au changement. Et, pour le Président du Conseil de Dosso, «Il faut insister sur la nécessité de représentation des milieux ruraux car ce sont eux qui vivent les problèmes, et donc, ce sont eux qui les comprennent le mieux, qui sont les plus aptes à changer et améliorer les choses ».

Il existe un autre quota de représentation parlementaire : celui des analphabètes. Cependant, nous remarquons qu’aucune femme n’est comprise dans ce quota. Il est donc réservé aux analphabètes masculins «car les femmes ont déjà leur propre quota» nous ont expliqué des parlementaires. Les femmes rurales, et  analphabètes, seraient donc les grandes oubliées des quotas et de la représentation politique au Niger.

Taux de natalité le plus élevé du monde 

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Il suffit d’observer quelques chiffres pour comprendre que le taux élevé de natalité dans le pays est un véritable challenge pour l’avenir du pays. Chaque femme nigérienne a, en moyenne, 7,57 enfants au cours de sa vie, contre 1,85 pour les femmes belges [1]! Dans le pays subsaharien, les moins de 14 ans représentent près de 50%[2] des nigériens, alors qu’en Belgique, ils composent 15,6% de la population totale. Les causes sont multiples: D’une part les mariages précoces y contribuent car une fille qui se marie à 12 ans a, en général, son premier enfant à l’âge de 14 ans. D’autre part, il paraitrait que plus un homme a une grande famille, plus il est respecté au sein de sa communauté.

[1] Statistiques 2012  [2] 49,2% en 2012

Naitre fille ou garçon, même combat? Problématique du Mariage Précoce

_DSC3843_Fotor_DSC3796_FotorSi le mariage précoce présente une violation du droit international, selon le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), 39.000 filles, issues des 4 coins du monde, endurent ça chaque jour [1] ! Ce problème est mondial, cependant, les taux de mariages précoces sont plus importants dans les pays d’Afrique subsaharienne, comme le Niger, qu’ailleurs. En effet, avec un triste record de 75% d’enfants (principalement de filles) mariés avant l’âge de 18 ans [2], le pays compte le taux le plus élevé de mariages précoces.  

Alors que nous étions en route vers un village, j’ai eu la chance de discuter avec l’un de mes accompagnants sur la question des mariages forcés. . Il m’a répondu, sans tabous, que «Dans certains endroits, les petites filles sont données au mariage à l’âge de 7 ans ! Lorsque cette situation se produit, le mari doit rester dans la famille de la fille jusqu’à sa puberté. C’est la condition souvent imposée. Mais malgré cette mesure, on remarque, malheureusement trop souvent, qu’elles présentent de graves problèmes de santé, liés à des rapports sexuels ou à des accouchements précoces ». Il a ajouté: « J’ai même vu une petite fille arriver à l’hôpital avec son système urinaire tout foutu … ça m’a fait pitié » ! Il a ensuite détaillé la procédure en m’expliquant que «Le mari donne une dotation à la famille de la fille, et, qu’ensuite, les parents discutent. La jeune fille, elle, ne choisit rien à cela. Ce système de dotation est d’application dans tout le pays mais les régions dans lesquelles les filles se marient les plus jeunes sont celles de Maradi, zinder et Tawa ».

Outre les problèmes de santé évoqués ci-dessus, les mariages précoces sont également souvent sources de violences. L’expert de l’OMS, Claudia García Moreno, le confirme, en expliquant, notamment, que «le mariage d’enfants marque une initiation abrupte et souvent violente aux relations sexuelles»[3].

Des campagnes de terrains sont mises en place, et contribuent, petit à petit, à l’amélioration de la situation. Je pense notamment, à la campagne récemment lancée par l’ONG Plan international, qui montre, dans une vidéo de promotion, la mise en scène de l’actrice, Marie Gilain, qui marie sa fille. D’autres ONG sont très actives sur le terrain. C’est notamment le cas de la FAO qui, à travers ses clubs d’écoute, permet aux femmes de communiquer, d’échanger des informations essentielles concernant la nécessité d’éduquer les enfants et de maintenir les filles à l’école. Les résultats se font déjà remarquer dans certains villages comme à Gasseda où les habitudes ont, d’ores et déjà, changé et où l’on remarque une diminution  des mariages précoces.

En conclusion, je souhaite insister sur la nécessité absolue de maintenir les filles à l’écoles (*voir chapitre suivant : Accès à l’éducation)

[1] http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2013/child_marriage_20130307/fr
[2] Ibidem. 
[3] Ibidem.

L’éducation: arme de construction massive        -Focus sur le maintien des filles à l’école-

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Le raisonnement est le suivant: si les filles sont maintenues à l’école plus longtemps, elles deviennent mères plus tard, sont mieux instruites, et, obtiennent donc de meilleures chances d’élever leurs enfants dans des conditions dignes.

Pour une prolongation de la période de scolarité des filles, il faut, non seulement, que des campagnes de sensibilisation soient faites dans les villages, et au sein des familles, mais il faut, également, que des investissements soient opérés au niveau des infrastructures scolaires.

Souvent les familles mettent un terme au parcours scolaire de leurs filles car elles représentent de la main d’œuvre indispensable pour le village. Accompagnées de leurs mères, ce sont elles qui se rendent tous les jours au puits afin de ramener de l’eau pour la cuisine et pour les animaux. Elles marchent parfois des Kilomètres en transportant des enfants, sur leur dos et des bassines très lourdes, sur leur tête. De plus, elles doivent participer aux activités de culture, de cuisine, etc. Les familles ne voient donc, pas toujours, d’intérêt immédiat au prolongement de l’éducation scolaire de leurs filles.

Des craintes sont également exprimées par les parents quant aux infrastructures scolaires mises en place pour accueillir les jeunes filles. Un élément qui a toute son importance dans ce débat est, par exemple, celui des toilettes séparées (filles/garcons) dans les écoles. En effet, les familles craignent souvent que leurs filles se fassent agresser dans des toilettes mixtes. Sans compter que leurs besoins sanitaires ne sont plus les mêmes que ceux des garçons après la puberté. Ils nécessitent le respect d’une certaine intimité.

Photos supplémentaires et remerciements

L’accumulation des déchets et la pollution sont extrêmement préoccupantes. _DSC3886_Fotor

Un jeune garçon à côté d’une marre « empoissonnée » et  réhabilitée par la CTB _DSC3837_Fotor

Une femme Peul profite de l’eau d’un puit construit par la CTB (Avant elle devait marcher 6km par jour pour procurer de l’eau à sa famille et au bétail). _DSC3844_Fotor

Remerciements:

Je remercie de tout coeur mes accompagnants, Hélène Ryckmans et Marc Jolling, pour l’organisation de cette mission et la richesse des rencontres que nous y avons faites.
Merci à M. Michel Bostaille, Représentant à l’Ambassade de Belgique, à son équipe et à M. Olivier Mérène, conseiller du Président de l’Assemblée, qui nous ont chaleureusement reçus et grâce à qui nous avons pu établir d’excellents contacts à l’Assemblée nationale.
Cette mission n’aurait pas eu de sens sans M.Amadou Ouattara, Mme Najros et leurs collègues, Représentants à la FAO, qui nous ont initiés à de magnifiques projets. Je les remercie également pour la place qu’ils nous ont donnée dans le lancement du programme conjoint d’accélération de l’autonomisation économique des femmes rurales au Niger.
Grâce aux représentants de la CTB, qui nous ont accompagnés sur le terrain et dans les villages, nous avons pu y observer le succès que connaissent de  nombreux projets mis en place par la coopération belge.
Je remercie également, et avec le plus grand respect, toutes les autorités que nous avons rencontrées sur place: le Président de l’Assemblée Nationale du Niger,  Sa Majesté le Sultan de Dosso, M. le Président du Conseil régional de Dosso, M. le Gouverneur de Dosso, Madame la Ministre de l’enseignement secondaire, Mesdames et messieurs les député(e)s de l’Assemblée Nationale du Niger, Mesdames et Messieurs les élus locaux, Messieurs les chefs de village, …
Enfin, merci aux nombreux enfants et citoyens, pour leur accueil absolument inoubliable.
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